Afin de savoir combien de temps on passera à traduire un texte, d'avoir une idée grossière de ce que l'on touchera pour le travail, ou encore afin d'établir un devis pour un éditeur qui le demande, il est utile de savoir calibrer un livre et évaluer le volume de sa traduction en langue cible.
Si l'on ne dispose pas du fichier informatique du texte source, on peut estimer le nombre de signes à partir de la version imprimée.
Pour cela :
N.B. Traditionnellement utilisé depuis l'époque de la machine à écrire, ce mode de calibrage permet d'évaluer de manière assez fiable le nombre de feuillets 25 x 60 d'une traduction en langue cible lorsqu'on ajoute le taux de foisonnement au chiffre obtenu. On considère que les blancs de présentation du livre, et ceux de la traduction présentée en feuillets, s'annulent à peu de chose près.
En revanche, et dans la mesure où il prend en compte les blancs de présentation de l'ouvrage imprimé, ce même mode de calibrage n'en donne pas le nombre de signes exact comme le ferait un fichier informatique. Il est donc malaisé d'évaluer sur cette base le nombre de signes informatiques de la traduction terminée, la proportion de blancs du livre étant difficilement quantifiable.
Si vous disposez du fichier informatique du texte à traduire, l'évaluation du volume de la traduction est beaucoup plus simple : il suffit de multiplier le nombre de signes (espaces compris) par le taux de foisonnement en signes (on obtient une estimation du nombre de signes informatiques de la traduction), puis de multiplier par le taux de blancs et de diviser par 1 500 pour obtenir le nombre de feuillets.
Vous trouverez ici le tableau qui fera le calcul pour vous.